Je cite :
" Me baladant dans la Mégalopole Chatillonaise, cela m'arrive raremant de cotoyer la foule. Bref j'allais me rendre à la pharmacie car mon chien avait des puces, quand je suis restée stupéfaite. Et oui j'ai reconnue la p'tite Lucie, votre jeune fille a qui avant sûrement, était vouée à un grand avenir. Mais aujourd'hui, je ne sais pas vraiment car elle-même et aussi, oui je vous l'apprends, était accompagnée ! (Surveillez-la!). Oui je peux vous dire que son "compagnon" était un humain et si j'ose dire j'ai hésité longtemps entre les deux sexes à cause de la longueur arborescente de ses cheveux, mais j'ose quand même dire que c'était un garçon vue l'étrainte de leurs deux corps et leurs bouches qui se touchaient dangereusement. Enfin peut-être que votre fille est lesbienne mais le visage de son compagnon était assez masculin. J'avoue bien sûr que ce genre d'individu n'est pas vraiment recommandé, on en voit des comme ça aux festivaux à la télé et je n'aurais pas été étonné si ces deux là étaient bourrés ou avec une clope à la bouche. Mais votre fille, désolée du mot, était pareil que "lui" et elle était heureuse avec un sourire béa, assez agaçant. Eux deux portaient des chaussures usées, trouées, comme on les voit aux pieds des basketeurs dans les années 70, vous savez les converses. Enfin pour leur tenue le mot de rigueur était destroy. Ils marchaient sur leurs jeans usés et troués en écoutant une musique anglaise très acoustique appelé Rock en balançant (Sway) leurs mèches communes, leurs cheveux étaient ébourifés et en désorde comme si ils avaient fait des choses avant. Ils titubaient littéralement sur le trottoir en rigolant très fort et en prononçant des mots souvent britanniques. Souvent ils buvaient mutuellement une canette verte en gloussant. Je sentais de loin le parfum Black XS pour homme mélangé à la déchéance de ce drôle de couple qui se caressait les hanches et le bruit de leur démarche se mélangeait avec le tintement des gros bracelets de votre fille. Les pomettes rouges des deux personnes me firent peur, puis je me cacha de honte. Ils me donnèrent le tournis..J'alla donc dans la boutique acheter mon produit. Je dis bonjour,merci, au revoir. Ah les gens de la ville. Je ressortie dans la rue et j'étais étonnée de ne plus voir ce couple. La rue était déserte. J'avançais sur le trottoir car j'avais peur de ces engins qu'on appelle "voitures". Je faisais un bruit monstre plastifié avec mes bottes boueuses en caoutchouc comparée à une femme en talon à côté de moi qui faisait un bruit si féminin, je déteste ça! Clic,clac,Clic, clac.
Bref, revenons à nos moutons!
Il se mit à pleuvoir averse, je coura donc vers la ruelle où j'avais garé ma bicyclette. J'entra dans la petite ruelle, les yeux rivés sur le sol et la tête dans la capuche & je me heurta contre.. Eux' ! Votre fille et son compagnon aux cheveux mouillés,aux pieds trempés dans leurs chaussures en tissus dans cette ruelle déserte, bien sûr vous demanderez à votre fille ce qu'elle faisait, cela va de soit! Moi, j'ai couru de peur me réfugier dans un café, l'eau jusqu'au nombril.
Je reprends mon souffle avant de vous dire : Votre fille serait peut-être la réincarnation de "Madonna" dans ses 20 ans en train de chanter "Like Virgin"!
Traduisez cette chanson chez vous.
Moi j'ai encore le tournis.
Sachez cela Madame. "
